Ummu Isma'il - la fondatrice d'Aslirasm

J’ai fondé Aslirasm après avoir compris que j’aidais des clientes à faire des choses qui me pesaient. L’histoire d’une décision difficile, d’une baraka inattendue, et d’une conviction.

Au début, je ne savais pas ce que je construisais.

J'avais 16 ans, pas d'argent, et deux choses que personne ne pouvait m'enlever : j'étais en première et j'avais l'amour du design.

J'avais besoin d'acheter des abayas, des hijabs, des livres. Des choses simples. Alors j'ai fait ce que tout le monde fait quand on a un talent et un besoin : j'ai proposé mes services. Des logos, flyers, identités visuelles. Une sœur, puis une autre, puis une troisième.

Je ne savais pas encore que ces premières missions allaient façonner quelque chose de bien plus grand.

Les premières années, j'ai tout appris dans le tas.

Chaque cliente était une nouvelle école. Identité visuelle. Site internet. Copywriting. Community management. SEO. Des sœurs qui avaient l’énergie, l’idée, la foi. Mais qui n’avaient pas la structure pour tenir dans le temps.

Et moi je leur donnais ce qu’elles demandaient. Proprement. Dans les délais. Sans jamais poser la question que j’aurais dû poser depuis le début.

«Est-ce que ce que je produis est vraiment halal ?»

Et puis il y a eu ce moment.

Pas un événement dramatique. Juste une accumulation qui est devenue trop lourde à ignorer.

Je me suis rendu compte que j’avais aidé des clientes à faire des choses qui m’auraient pesé si j’avais été à leur place. Pas parce qu’elles me l’avaient demandé explicitement. Parce que je n’avais pas posé le cadre. Parce que j’avais accepté sans questionner. Parce que j’avais laissé entrer, projet après projet, des compromis que je n’aurais jamais acceptés pour moi-même.

Et quand tu réalises que tu as participé à quelque chose qui n’était pas ok, tu ne peux pas faire comme si tu ne le savais pas.

Alors j’ai pris une décision.

J'ai changé ma cible. Mon CA allait en prendre un coup.

Et tout le monde autour de moi me l’a dit. Le marché des femmes qui font du 100% halal, du produit à la communication, c’est restreint. Très restreint. Tu veux vraiment te limiter à ça ?

Mais je n’ai pas choisi de me limiter. J’ai choisi d’aider autrement.

Parce que le vrai problème que je voyais, ce n’était pas que certaines femmes étaient dans le haram et les autres dans le halal. C’était que des deux côtés, quelque chose bloquait.

D’un côté, celles qui faisaient du 100% halal depuis le début. Elles construisaient avec intégrité. Mais elles galéraient à scaler. Elles regardaient les autres grandir en utilisant des techniques qu’elles refusaient, et elles se demandaient en silence si elles avaient le choix de rester petites ou de se trahir. Personne ne leur montrait qu’il existait une troisième voie.

De l’autre, celles qui scalaient. Qui avaient les résultats, l’audience, la visibilité. Mais qui avaient introduit, progressivement, des choses qui ne leur ressemblaient pas. Pas d’un coup. Doucement. La musique parce que l’algo. L’exposition parce que tout le monde le fait. Les techniques de peur parce que ça convertit. Et qui portaient ça sans pouvoir le nommer.

«Ces deux femmes, c’est la même femme à deux moments différents de son parcours.»

Et les deux méritent d’être accompagnées. Pas de la même façon. Mais avec la même conviction : construire fort, performant, et halal n’est pas une utopie. C’est une méthode.

C’est ça qu’Aslirasm est venue faire.

«Alhamdulillah, je n’ai jamais fait un meilleur CA que depuis que je crains Allah dans mes contrats.»

Ce n’est pas un slogan. C’est ce que j’ai vécu.

«Et quiconque craint Allah, Il lui donnera une issue favorable et lui accordera Ses dons par des moyens sur lesquels il ne comptait pas.»

Sourate At Talaq, versets 2-3

Allah ne ment pas. Et quand tu construis depuis la bonne intention, depuis la crainte sincère, depuis le refus de transiger sur ce qu’Il a ordonné, Il ouvre des portes que tu n’avais pas prévues.

Mais il y avait encore quelque chose que je n'avais pas compris.

Je pouvais avoir les bonnes valeurs, la bonne intention, la bonne cible. Et rester limitée parce que j’essayais de tout faire seule.

Il y a eu cet appel. Une cliente qui voulait un site, du copywriting, du SEO, tout d’un coup. J’ai raccroché et j’étais énervée contre moi-même. Pas contre elle. Contre moi. Parce que je savais que je ne pouvais pas lui offrir ce dont elle avait vraiment besoin en étant seule. Et je me revendiquais “agence”.

Ce soir-là, j’ai compris. Si Allah nous a créés en communauté, c’est pour une raison. On n’a pas été créés pour tout porter seuls. Déléguer n’est pas de la faiblesse. C’est de la sagesse.

Alors j’ai bâti une équipe. Des femmes musulmanes talentueuses, chacune experte dans son domaine, toutes guidées par les mêmes valeurs. Quatre graphistes, une développeuse, une copywriter, une UI/UX designer, une CM, une UGC creator, deux monteuses, une spécialiste IA, une SEO.

C’est là qu’Aslirasm est vraiment née.

Ce que je veux vraiment.

Dans cinq ans, je ne veux pas juste des clientes satisfaites. Je veux voir des business musulmans qui font du chiffre pour de vrai. Qui n’ont besoin de personne si ce n’est d’Allah. Qui prouvent que l’Islam et la réussite vont ensemble.

Parce que l’humain a besoin de voir que ça existe déjà. D’avoir des exemples devant les yeux pour se dire que c’est possible.

«Nous étions un peuple qu’Allah a honoré par l’Islam. Si nous cherchons l’honneur ailleurs que dans ce par quoi Allah nous a honorés, alors Allah nous humiliera.»

‘Umar ibn al-Khattāb (qu’Allah l’agrée)

Ce n’est pas une ambition personnelle. C’est une responsabilité. Et Aslirasm est ma façon de la porter.

Ummu Isma’il est la fondatrice d’Aslirasm, agence de restructuration marketing halal pour femmes entrepreneures musulmanes, graphiste et webmaster depuis 2021, spécialisée dans la communication islamique et l’entrepreneuriat féminin musulman.

Si tu es arrivée jusqu'ici.

Tu sais déjà ce que tu cherches. Un business qui performe et que tu n’as pas à cacher. Une façon de construire qui te rapproche d’Allah à chaque décision que tu prends.

Je ne travaille pas avec tout le monde. Pas par arrogance. Par respect de ce qu’on peut vraiment construire ensemble quand l’alignement est là.

Si ton business tourne déjà. Si ta communication s’est éloignée de tes valeurs. Si tu veux prouver que puissance et foi ne sont pas incompatibles. Alors on a une conversation à avoir.